A 26 ans, Grégory Benoist effectue une saison prometteuse. Actuellement pointé en cinquième position au Championnat de France des Jockey où il totalise sept victoires dans les Quinté+, le jockey belge nous a confié son ambition de terminer dans le Top 5 de ce challenge.
Mon ambition de devenir jockey est avant tout un héritage paternel. En effet, mon père était jockey en Belgique. A l'âge de trois ans, je montais déjà des poneys. Ensuite, les jours où je n'avais pas école, j'étais présent à l'écurie. A quatorze ans, j'ai quitté ma Belgique natale pour entrer à l'Ecole des Courses Hippiques « Le Moulin à Vent » à Chantilly-Gouvieux dans l'Oise où je suis resté de quatorze à dix-huit ans. Une fois ma formation achevée, j'ai monté en apprentissage pour Jean-Marc Capitte pendant six ans. Notre collaboration a pris fin lorsqu'il a décidé de partir en Province à Marseille, j'ai pris la décision de rester à Paris.
Mon objectif est de terminer dans le Top 5. J'ai déjà gagné la Coupe des Champions en 2003, ancêtre du Championnat de France des Jockeys. Ce challenge me tient à cœur, c'est une compétition dans laquelle je suis compétitif. Concourir avec l'objectif de remporter la Cravache d'Or est difficile pour moi en raison des montes dont je dispose. C'est pour cette raison que ce championnat est plus abordable et que j'ai l'ambition de finir dans les cinq premiers du classement.
Mes objectifs à plus long terme sont de disputer des courses internationales et des grandes courses françaises. Mon but principal est de remporter la Cravache d'Or.
C'est assez compliqué de répondre à cette question, je n'ai pas eu de succès à grande échelle. Mais, je considère comme ma plus belle victoire mon premier succès dans une Listed avec Coupe de Champe pour l'entraînement de Patrick Tual.
En premier lieu, Jean-Marc Capitte a joué un rôle important. Après son départ pour Marseille, Robert Collet m'a tendu la main. Elie Lellouche m'a engagé comme deuxième jockey derrière le numéro un Dominique Boeuf, mais l'association n'a pas très bien fonctionné. Enfin, j'ai rencontré Xavier Nakkachdji avec lequel j'ai commencé à travailler en mars 2004. Actuellement, je collabore avec lui. J'évolue au sein d'une équipe jeune et dynamique. C'est un entraîneur qui me laisse beaucoup de liberté. Ainsi, j'ai du temps pour monter d'autres chevaux notamment pour Robert Collet et David Smaga.
Dominique Boeuf. C'est un professionnel que j'admire, il travaille beaucoup et il est toujours compétitif à son âge. Ensuite, je trouve que Thierry Jarnet est un jockey d'expérience qui a connu une grande carrière, il est posé et discret. Ces jockeys expérimentés ont toujours quelque chose à apprendre aux jeunes, ce sont des professionnels respectés.
Je me réveille entre 5h30 et 6 heures du matin. Ensuite, je bois un café. Je vais galoper mes chevaux à Chantilly pendant environ trois heures. A 10 heures, je retourne à la maison, je prends une douche. Ensuite, je pars aux courses pour me mettre en selle sur plusieurs chevaux l'après-midi. Le soir, je rentre à la maison, je dîne et je décompresse en regardant la télévision.
C'est un métier difficile. C'est une profession dans laquelle nous sommes emmenés à effectuer beaucoup de voyages. Tout ceci demande des sacrifices au niveau de la vie privée, je suis rarement à la maison. Toutefois, le métier de jockey est épanouissant, nous rencontrons des personnes intéressantes à l'occasion de nos déplacements.
Je suis un passionné de football. Je fais aussi beaucoup de sport avec mon beau-frère Christophe-Patrice Lemaire.